Quelles questions poser au vendeur (script complet)
Le script prêt à l'emploi : les questions au téléphone qui font fuir les vendeurs malhonnêtes, puis celles à poser sur place, avant de sortir le chéquier.
Les bonnes questions ne servent pas seulement à s'informer : elles testent le vendeur. Un propriétaire honnête répond spontanément et sans gêne ; un vendeur qui improvise, esquive ou se contredit se démasque en quelques minutes. Voici le script complet, du premier appel à la visite.
Au téléphone — filtrer avant de se déplacer
Objectif : décider si le déplacement vaut le coup, et repérer les incohérences tôt.
- « Êtes-vous le propriétaire indiqué sur la carte grise ? » S'il ne l'est pas, demandez pourquoi (marchand déguisé, vente pour un tiers ?).
- « Pourquoi vendez-vous la voiture ? » Une raison floue ou trop parfaite doit intriguer.
- « Depuis combien de temps l'avez-vous et combien de propriétaires avant vous ? »
- « A-t-elle déjà été accidentée ou réparée ? » Question directe : la réaction compte autant que la réponse.
- « Le contrôle technique date de quand, et a-t-il relevé des défauts ? »
- « Avez-vous le carnet d'entretien et les factures ? »
- « Le kilométrage exact au compteur aujourd'hui ? » À recouper plus tard avec les documents.
- « Y a-t-il des choses à prévoir mécaniquement ? » Un « rien du tout » sur une voiture âgée est suspect.
À la visite — vérifier que tout concorde
Sur place, les questions servent à confronter le discours aux preuves matérielles :
- « Pouvez-vous me montrer la carte grise, le CT et les factures ? »
- « Le kilométrage du compteur correspond-il aux dernières factures ? »
- « Pouvez-vous générer le rapport Histovec depuis votre carte grise ? »
- « La distribution / l'embrayage ont-ils été changés, et à quel kilométrage ? »
- « Puis-je faire un essai sur route, moteur froid ? »
- « Accepteriez-vous un passage chez un garagiste avant l'achat ? »
Cette dernière question est le test décisif. Le refus d'une contre-expertise indépendante en dit plus long qu'un aveu.
Les réponses qui doivent vous alerter
- « Je n'ai plus les factures » sur une voiture récente et chère.
- « Le CT, je vous laisse le faire » (obligation du vendeur pour un véhicule de +4 ans).
- Un kilométrage annoncé au téléphone différent de celui du compteur sur place.
- Un refus catégorique de l'essai ou de la contre-visite.
- De l'impatience ou de la pression pour conclure vite.
Ne rien oublier
Difficile de tout retenir en situation. AutoRecom génère une liste de questions personnalisées selon le modèle et l'annonce (pannes connues du moteur, points de fragilité spécifiques), pour arriver préparé. Enchaînez ensuite avec la check-list de visite, et pour la vue d'ensemble, le guide comment ne pas se faire avoir. Créez un compte gratuit pour analyser votre prochaine annonce.
Questions fréquentes
Quelle est la question la plus importante à poser à un vendeur ?
« Accepteriez-vous que je fasse examiner la voiture par un garagiste avant l'achat ? » Un vendeur honnête accepte sans hésiter. Un refus, ou une justification embarrassée, est le signal d'alerte le plus révélateur.
Faut-il poser ces questions par téléphone ou sur place ?
Les deux, mais dans cet ordre. Le téléphone sert à filtrer avant de se déplacer (identité, raison de la vente, historique, sinistres). Sur place, on vérifie que les réponses collent aux documents et à l'état réel du véhicule.
Comment savoir si le vendeur ment ?
Croisez ses réponses avec les documents (carte grise, contrôle technique, factures) et le rapport Histovec. Un vendeur qui se contredit entre l'annonce, le téléphone et la visite, ou dont le discours ne correspond pas aux papiers, cache quelque chose.
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